A Paris, les structures porteuses d’ACI sont parties, pour la mise en place de leur projet, de diagnostics très divers. En effet, si certaines sont rattachées au secteur de l’insertion, beaucoup d’autres appartiennent à des champs professionnels différents.
Pour certaines structures, il s’agit de la détection d’un besoin ou d’une carence au sein de leur structure. On pourrait qualifier ce cas de figure de « service à soi-même » qui relève toutefois de l’utilité sociale. C’est ainsi pour La Mie de Pain, dont l’ACI de nettoyage permet d’accueillir dignement des personnes SDF dans un refuge de nuit ; pour Aurore, dont l’ACI permet d’entretenir un patrimoine associatif qui inclut des CHRS, des lieux de repos pour toxicomanes...
Pour d’autres, parmi lesquelles des organismes de formation qui avaient utilisé précédemment le dispositif SIFE (Stage d’Insertion et Formation en Entreprise), les chantiers d’insertion ont constitué soit une suite, soit une forme complémentaire d’intervention sociale auprès de publics en difficulté.
Répondre à une demande sociale récurrente fait également partie des préoccupations des structures. Par exemple, la Caisse des Ecoles du 19ème recevait un grand nombre de demandes d’emploi auxquelles elle ne pouvait donner suite, car les qualifications des personnes n’étaient pas suffisantes pour accéder aux postes, pourtant très nombreux.
Autre possibilité, certaines structures spécialisées ont été contactées par des services de la Ville de Paris à propos d’un métier en tension, nécessitant une démarche volontariste de recrutement et de pré-qualification. C’est le cas des métiers de l’aide à la personne, tels qu’auxiliaire parentale et auxiliaire de vie. Ainsi, l’ACI mis en place par l’Association des Amis de la Croix Saint-Simon a eu pour but de créer un service d’utilité sociale pour le quartier : un « relais d’auxiliaires parentales ».