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Originalité, atout
Sur le site de Paris, l’encadrant technique organise des
temps de formation individualisée, pour certains salariés qui souhaitent
perfectionner des pratiques (soudure, pose d’enduits spécifique…). « L’après-midi,
une fois que les autres sont partis, pour une ou deux personnes il fait de la
formation sur site. Là, on n’est plus dans l’idée de production, on est dans
l’analyse du geste, (…) dans la technique d’œuvre, de réalisation. »
La mise en situation de travail dans un environnement
inhabituel, en Dordogne, est une deuxième originalité de ce chantier
d’insertion. La découverte du milieu rural, de ses villages et de sa nature a
d’ailleurs suscité des projets. « Il y a des gens qui ont très envie de
rester sur Brantôme et l’encadrant favorise les recherches sur la région. (…)
On trouve un contrat et à partir du moment où les gens ont passé leur période
d’essai, ils font une demande de logement. (…) On les garde à Brantôme pendant
la période d’essai. » |
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Le chantier
Depuis 2004, le chantier d’insertion d’Aurore associe la
reconstruction de l’identité sociale et professionnelle d’un public en
difficulté et l’entretien du patrimoine de l’association.
Une équipe de 6 salariés en insertion travaille à Paris, où
les nombreuses structures gérées par Aurore (centres d’hébergement et de
réinsertion sociale, hôpitaux de jour…) ont régulièrement besoin de réparations
ou de rénovation.
8 autres salariés en insertion sont employés à Brantôme, en
Dordogne, dans un établissement qui propose des « mises au vert » à
des personnes ou des familles en besoin de rupture avec leur milieu ordinaire
(la cité, l’espace urbain…). Pour Aurore, il s’agit d’offrir aux salariés en
insertion un cadre de travail inhabituel, pour rompre, eux aussi, avec leur
environnement quotidien et difficile.
Activité, vie quotidienne
A Paris, le chantier d’insertion est itinérant. Les salariés
en insertion et leur encadrant technique se déplacent d’un lieu à l’autre pour
effectuer des travaux très divers : peinture, décoration, pose de parquet,
petite maçonnerie, plomberie, électricité… Ainsi, l’association et ses
bénéficiaires disposent toujours de locaux en bon état !
A Brantôme, en plus des bâtiments, 9 hectares d’espaces
verts réclament des soins attentifs. En 2004, le nettoyage de la forêt, suite
aux dégâts causés par la tempête de décembre 1999, a mobilisé une partie des
efforts. Trier et stocker le bois mort, recycler ou brûler les déchets verts,
replanter quelques arbres, voilà quelques unes des tâches auxquelles se sont
attelés les salariés en insertion, encadrés par un artisan de la région. Auprès
de ce dernier, « les CES (…) ont travaillé sur la manipulation des
outils, mais, au-delà de tout ça, ils ont appris à connaître les essences de
bois… »