|
Actu du chantier
|
|||
Depuis 2004, l’ACEPPRIF (Association des Collectifs Enfants-Parents-Professionnels de la Region Ile-de-France) mène des chantiers d’insertion centrés sur la découverte des métiers de la petite enfance et sur la préparation au concours d’auxiliaire de puériculture. Avec ce postulat que la politique d’insertion va de pair avec l’accueil de la petite enfance.
Au bout de 4 ans, une réflexion a été menée sur l’expérience mise en place, et sur les possibilités d’améliorer encore le travail déjà réalisé. La question s’est donc posée de savoir comment passer d’une logique d’accompagnement à une volonté de professionnalisation encore plus affirmée. L’ACEPPRIF a donc décidé de faire évoluer son dispositif pour le rendre plus efficient. Pour la première fois, en 2008, la durée du chantier est passée de 9 à 18 mois, avec 740 heures de formation. Et il est entièrement orienté vers l’obtention du CAP petite enfance. Amener les personnes à une certification, en plus de l’expérience professionnelle accumulée, permet une insertion dans l’emploi plus efficace. Le diplôme offre en plus l’avantage de dispenser des épreuves générales au concours d’auxiliaire de puériculture. Les épreuves du CAP sont ainsi réparties en deux temps : d’abord les épreuves générales, au cours des 9 premiers mois, et en fin de contrat les épreuves professionnelles.
Chaque salariée est placée dans un des établissements du réseau de l’ACEPPRIF (une cinquantaine de lieux d’accueil sur Paris). L’allongement de la durée du placement permet, comme le précise Guylène Girard, coordinatrice, « une montée en compétence progressive, adaptée à la personne. Nous avons précisé aux structures que c’était pour un temps long d’implication de la personne. » Après une première phase d’observation, la prise de responsabilité va croissant : change des enfants, accompagnement dans le sommeil (endormissement, réveil), puis animation d’activités, qui vont de la pâte à sel à la lecture en passant par les chants, les comptines et ensuite l’accompagnement des sorties extérieures et la psychomotricité.
Autre évolution, l’intervention sur le chantier d’une psychologue qui anime un groupe de parole, dans lequel les encadrants n’interviennent pas. Cela permet de décrypter des situations, personnelles ou professionnelles, d’échanger sur les représentations de chacun, d’aborder des thèmes choisis par les salariées, de renforcer la cohésion du groupe. De plus, des sorties culturelles sont organisées, donnant lieu à des débats et des discussions autour de thématiques sociales ou économiques qui illustrent la préparation aux épreuves générales du CAP.
L’exemple d’ACEPPRIF montre comment peut évoluer le projet initial d’un chantier, en analysant l’expérience accumulée afin de renforcer l’action d’insertion. En juin 2009, la première « promotion » passera les épreuves pratiques du diplôme, avec l’avantage d’avoir déjà une expérience professionnelle de 18 mois.
Présentation du chantier
|
|||
Le chantierLe secteur de la petite enfance est actuellement confronté à
une pénurie de professionnels. En même temps, il s’agit d’un secteur très prisé
par des femmes en difficulté d’insertion, mais n’ayant pas les qualifications
demandées par les employeurs. Dans ce contexte, l’ACEPPRIF, qui est la
fédération des crèches parentales et associatives d’Ile-de-France, a conçu un
chantier d’insertion pour permettre à des femmes éloignées de l’emploi
d’accéder à son réseau de structures et d’y faire carrière. Avec un encadrement
individualisé et 300 heures de formation, ce chantier d’insertion tend
également à améliorer la qualité de l’accueil dans les crèches.
L’ACEPPRIF a recruté 12 femmes qui projettent de travailler
dans le champ de la petite enfance. Pour chacune d’entre elles, l’idée est
d’accompagner le choix d’un métier (assistante de vie – garde d’enfants au
domicile des parents, assistante maternelle, auxiliaire de puériculture…) et de
mettre en place le cursus y conduisant.
Activité, vie quotidienne20 heures par semaine, les femmes travaillent
individuellement dans une crèche, où elles sont encadrées par un tuteur. Après
une période d’observation, plus ou moins longue selon l’expérience ou la
capacité d’adaptation de chacune, elles participent à l’accueil des très jeunes
enfants : soins, animations, relations avec les parents…
2 jours de la semaine sont consacrés à la formation,
dispensée par une dizaine d’intervenants professionnels, de manière très
concrète. « On fonctionne beaucoup en analyse de la pratique. (…) Donc,
on démarre de ce qu’elles savent, de ce qu’elles observent, pour apporter des
compléments ». Outre les modules consacrés au développement de
l’enfant, à l’hygiène, aux pratiques d’éveil…, la formation comprend aussi le
passage de l’AFPS (attestation de formation aux premiers secours).
A la fin des journées de formation, des temps sont réservés
aux entretiens individuels, pour bâtir et enclencher un projet professionnel.
Suivant les cas, cela passe par une inscription à un concours, au démarrage
d’une procédure d’agrément…
Plus d'information sur l'ACI
|
Retour en haut de la page 